Coco

Le prix Mieux ensemble de Purina – l’histoire de Kim et de Coco: Même si je n’ai jamais voulu de chien, mon mari et mes filles m’ont convaincue d’adopter Coco, un chien de deux ans. Le propriétaire devait s’en départir parce qu’il retournait aux études et que sa mère travaillait de longues heures en tant qu’infirmière et ne pouvait donc pas lui accorder de temps. J’étais un peu amère dès son entrée dans ma nouvelle maison. Il a même décidé de me laisser un cadeau sur le plancher de la cuisine. J’avais seulement accepté de le prendre pour une fin de semaine, question que nous puissions faire un essai. Après ce petit accident, j’avais très hâte de le renvoyer chez lui. La nuit arrivée, je l’ai vu sauter sur les lits de mes filles et les sentir pour s’assurer qu’elles allaient bien. Mon coeur a fondu et je suis tombée amoureuse de lui instantanément. J’avais dès lors un troisième enfant. Deux ans plus tard, ma mère a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon de stade 4. Le moins qu’on puisse dire, c’est que toute ma famille était dévastée. Au cours des huit mois suivants, son état s’est rapidement détérioré; respirer était devenu un combat. La photo que j’ai envoyée a été prise quelques jours avant son décès. Normalement, Coco est toujours dans la cuisine, où il attend qu’on lui donne sa nourriture. Mais cette journée-là, et toutes celles qui ont suivi, il est allé directement dans le salon, où le lit d’hôpital de ma mère était. Il se couchait à côté d’elle et ne la quittait plus jusqu’à ce que nous repartions à la maison. Ayant vécu 50 ans avec ma mère, mon père se sentait très seul après son décès. Sans elle, il était désemparé. Je lui rendais souvent visite avec Coco qui, chaque fois, sautait sur ses genoux pour le réconforter et le faire sourire. Nous remercions Dieu qu’il fasse partie de notre famille. Je ne sais pas ce que nous ferons sans lui quand son temps viendra. J’éprouve tant d’amour pour lui et je ne peux pas croire que j’ai déjà vécu ma vie sans vouloir de chien. Chaque jour, il est notre héros.

Zola

Zola, un labradoodle brun chocolat jovial et adorable, est devenue membre de la famille Church il y a près de huit ans, malgré les réticences initiales de Matthew Church lui-même, qui ne se considérait pas vraiment comme un amateur de chiens. Toutefois, après des pressions considérables de la part d’une de leurs filles, Olivia (qui a même produit une recherche bien documentée), Matthew et son épouse Patricia ont fini par accepter d’accueillir un nouveau membre dans leur famille. À l’époque, Matthew n’aurait jamais pu imaginer à quel point Zola lui serait redevable et rendrait la famille éternellement reconnaissante de l’avoir intégrée au clan.

Quelques semaines avant le jour de Noël 2014, en revenant d’une longue randonnée de vélo à 23 h 40, Matthew s’est plaint à Patricia d’avoir des douleurs à l’épaule et au coude. Celle-ci lui a donné deux aspirines avant que Matthew monte au troisième étage de leur domicile du centre-ville de Toronto pour regarder la télévision. Soudainement, sans aucun avertissement, son coeur a cessé de battre et toutes ses fonctions vitales l’ont lâché. Matthew s’est écroulé sur le plancher, en état de mort clinique. Deux étages plus bas, Patricia était en train de lire devant le foyer du salon, avec Zola étendue paisiblement à ses pieds, et ignorait tout du drame qui se déroulait. Elle avait bien entendu un bruit sourd et étrange, mais mettant de côté sa tendance habituelle à se préoccuper de tout et de rien, elle ne s’en était pas inquiétée et avait repris sa lecture. À l’inverse, Zola, une chienne au tempérament habituellement calme, s’est dressée sur ses pattes et a commencé à grogner et à japper en direction de Patricia, cherchant à attirer son attention de manière agressive. Patricia ne savait pas comment interpréter ce comportement, si inhabituel chez elle. Zola l’a pratiquement traînée au pied des escaliers et a continué à japper et à grogner. Patricia s’est donc résignée à suivre Zola dans les escaliers.

Lorsque les deux sont arrivées au troisième étage, Matthew gisait face contre terre. Il était immobile, avait le teint bleu et ne donnait aucun signe de vie. Patricia, une psychiatre qui travaille en milieu hospitalier et qui reçoit chaque année une formation en soins immédiats, a immédiatement commencé à faire la réanimation cardiorespiratoire. Leur fille Alice a appelé au 911, et moins de 10 minutes plus tard, les ambulanciers étaient sur les lieux. À la troisième tentative, le défibrillateur a réussi à réactiver le coeur de Matthew, et celui-ci a été amené sur-le-champ à l’hôpital pour y subir une intervention d’urgence. Contre toute attente, Mathew s’est rétabli complètement, et il croit fermement que s’il est encore de ce monde aujourd’hui, c’est grâce à l’intuition et à la persévérance de Zola. Qu’est-ce que la chienne a bien pu ressentir ce soir-là deux étages plus bas? Nous ne le saurons sans doute jamais, mais chose certaine, Matthew est reconnaissant envers Zola pour son comportement ayant permis de lancer toute une série d’interventions qui ont non seulement permis de lui sauver la vie, mais carrément de le ramener à la vie. Zola porte maintenant en guise d’insigne d’honneur une médaille en laiton sur laquelle il est inscrit qu’elle a sauvé une vie humaine.

Rex

Rex, un croisement entre un malamute d’Alaska et un berger allemand, est un chien fidèle et protecteur qui s’est joint à la famille Hawman lorsqu’il n’était qu’un chiot âgé de huit mois. Mitch et sa conjointe Santana l’ont adopté d’un refuge local. Huit ans plus tard, ce chiot dévoué et attentionné allait leur retourner l’ascenseur en sauvant un membre de la famille.

En décembre 2015, les Hawman se préparaient à célébrer la période des fêtes. Noreen Lucas, qui vit à Edmonton, en Alberta, a fait le trajet jusqu’à Aberdeen, en Saskatchewan, pour passer les fêtes en compagnie de son fils Mitch Hawman, de sa belle-fille Santana et des trois enfants du couple. Durant son séjour, Noreen a contracté une pneumonie, et la veille de Noël, elle a décidé de rester à la maison pour se reposer au lieu de se joindre à Mitch, à sa conjointe et aux enfants, qui se rendaient à Saskatoon en voiture prendre part au repas de Noël avec d’autres membres de la famille. Pour mieux se sentir et bien récupérer en vue du jour de Noël, Noreen a pris un somnifère, puis s’est endormie sur le divan. Ce somnifère était assez puissant, et elle se trouvait dans un sommeil profond lorsqu’elle s’est brièvement réveillée en entendant Rex japper. Elle a trouvé cela très étrange, car Rex n’a pas l’habitude de japper, mais comme elle était vraiment somnolente, elle n’en a pas fait de cas et s’est rendormie. Noreen dormait si profondément qu’elle ne s’est pas réveillée lorsque les alarmes des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone ont retenti. Bien déterminé à la réveiller, Rex a continué à japper. Il a commencé à la pousser et à tirer sur la jambe de son pantalon, et il a même tenté de la faire tomber du divan. Dans une tentative désespérée pour la sauver, il a réussi à trouver assez de force pour s’agripper à sa jambe, la faire chuter du divan et la traîner sur toute la largeur de la pièce pour l’amener jusqu’à la porte d’entrée avant qu’elle finisse par se réveiller. Noreen a alors ouvert les yeux, et à sa grande surprise, elle a aperçu des flammes vives et intenses ainsi que de la fumée qui se répandaient rapidement dans le couloir devant elle. La maison était en train de brûler. Noreen s’est levée le plus rapidement possible, elle a récupéré ce qu’elle a pu, et avec l’aide de Rex, elle est parvenue à s’échapper de la maison en flammes.

Mitch et sa famille étaient en train de revenir à Aberdeen lorsqu’une Noreen affolée les a appelés pour les informer de l’incendie et leur dire qu’elle était saine et sauve grâce à Rex. La famille a composé le 911, mais au moment où les pompiers sont arrivés sur les lieux, ils ne pouvaient plus rien faire pour éteindre le brasier, qui s’était déjà propagé à toute la maison. Noreen estime aujourd’hui qu’elle doit la vie à Rex. S’il n’était pas intervenu, cette grand-mère ne se serait pas réveillée à temps en cette veille de Noël fatidique.

 

Raya

Dès l’instant où Brent Cote a rencontré Raya, un croisement entre un labrador retriever et un elkhound norvégien, il a su que cette chienne lui était destinée. Brent était à la recherche d’un chien de chasse lorsque son épouse Amanda a vu une annonce concernant l’adoption d’un chiot d’un an. Raya a immédiatement charmé tous les membres de la famille, en particulier Brent. Elle n’était pas la mieux dressée et entraînée à cet âge, mais elle compensait largement par sa fidélité et son dévouement. Ce que Brent ignorait à ce moment-là, c’est que Raya allait devenir bien plus que sa fidèle amie.

En septembre 2015, Brent voulait aller chasser le cerf avec Raya, alors âgée de quatre ans, et il a décidé d’appeler sa mère Trudy pour qu’elle se joigne à lui. Amanda accompagnait souvent Brent à la chasse, mais cette fois-ci, elle devait rester à la maison pour aider leurs deux jeunes fils à préparer la rentrée scolaire. Trudy était bien contente de faire cette activité avec son fils, elle qui aime prendre l’air et marcher. Au fil des ans, Brent a dressé Raya, qui est rapidement devenue une excellente compagne pour ses aventures de plein air. Elle porte le sac contenant tout ce dont Brent a besoin, suit son maître de près et ne s’égare jamais. Ce jour-là, ils ont marché plusieurs heures, mais lorsque la nuit a commencé à tomber, ils ont décidé de rentrer à la maison et de faire demi-tour le long du chemin forestier pour regagner la camionnette. Soudainement, à une distance d’environ six mètres, une maman ours a surgi de la forêt et a commencé à foncer sur eux en soufflant et en claquant des dents pour protéger coûte que coûte son petit. Raya s’est immédiatement placée devant Brent (ce qu’elle est entraînée à ne pas faire lorsqu’elle marche avec son sac), et elle a commencé à japper en direction de l’ourse et à la mordre. Brent ne l’avait jamais vue agir ainsi auparavant. L’ourse a été freinée dans son élan et elle a rebroussé chemin. Brent et Trudy ont reculé et Raya est restée devant eux, mais le groupe était encore trop près. Se sentant toujours menacée, l’ourse est revenue à la charge et a foncé vers eux une deuxième fois, puis une troisième fois, faisant craindre à Brent et à Trudy que ce cauchemar se termine mal, mais Raya a continué à contenir ses attaques. L’ourse accompagnée de son petit a finalement reculé assez loin pour permettre à Brent, à Trudy et à Raya de regagner la camionnette.

Lonca

Les gens disent que le chien est le meilleur ami de l’homme, mais pour le policier Steve Balice, Lonca, son partenaire au sein de l’escouade canine, est beaucoup plus que cela. Ce berger allemand de deux ans est un membre assez nouveau de l’escouade canine du service de police de Toronto. Malgré son jeune âge, Lonca s’est distingué par son courage et sa grande détermination, des qualités qui lui ont permis de protéger une collectivité, des agents de police et son partenaire sans hésiter et sans égard à sa propre sécurité une nuit fatidique.

Le 23 novembre 2015 en fin de soirée, le service de police de Toronto a exécuté un mandat de perquisition dans une résidence dans le but de trouver des preuves et d’identifier des suspects en lien avec des activités criminelles. Pendant que le groupe tactique d’intervention se préparait à entrer à l’avant de la résidence, Lonca et Steve étaient postés à l’arrière pour éviter que d’éventuels suspects prennent la fuite.

Au moment où le groupe d’intervention défonçait la porte d’entrée, Steve a vu un homme qui semblait porter une arme sortir en courant et se diriger vers les policiers situés à l’avant. Craignant pour la sécurité de ses collègues, Steve a demandé au suspect de s’arrêter, sans quoi il allait relâcher son chien policier. Malgré ses nombreux avertissements, l’homme a continué de courir. Steve, concluant que les policiers et le suspect allaient courir un grave danger s’il devait y avoir une confrontation, a donc relâché Lonca. Le berger allemand a pourchassé l’homme, s’est agrippé à sa jambe et l’a cloué au sol. Le suspect refusait toutefois de lâcher prise. Il s’est relevé et il a commencé à riposter en attaquant violemment Lonca. Lorsque Steve a rattrapé le chien et le suspect, il s’est retrouvé devant une scène qu’aucun membre de l’équipe canine ne voudrait jamais voir: l’homme était en train de frapper Lonca avec une grosse machette.

Lonca a été atteint plusieurs fois à la tête, au cou et au corps, mais malgré ses blessures, il est demeuré concentré sur la tâche qu’il devait accomplir. Dans l’affrontement qui s’en est ensuivi, Lonca s’est placé entre le suspect et les policiers, empêchant ainsi quiconque d’être blessé. Entre-temps, Steve a continué d’interpeller l’homme en lui ordonnant d’abandonner et de laisser tomber sa machette. Les efforts conjoints de Lonca et de Steve ont fini par convaincre le suspect de se rendre. Il a laissé tomber sa machette avant d’être arrêté.

En faisant preuve d’une détermination inhabituelle pour son jeune âge, Lonca a refusé de s’arrêter avant que tout le travail soit terminé. Alors que du sang s’écoulait encore de sa bouche, il a mené Steve à l’arrière de la résidence, où il y avait beaucoup de brouhaha. Ils y ont trouvé un deuxième suspect, une femme qui avait fui la résidence et qui luttait avec les agents du groupe tactique d’intervention. Lonca a commencé à japper en sa direction, ce qui l’a dissuadée de s’enfuir et l’a éventuellement convaincue de se rendre. La situation étant désormais maîtrisée, Steve s’est précipité à l’hôpital vétérinaire d’urgence avec Lonca pour faire soigner ses blessures. Le chien a reçu cinq points de suture au visage ainsi que deux agrafes sur sa patte gauche avant. Le courage et la détermination de Lonca, même lorsque sa vie était en danger, ont contribué au bon dénouement de la situation tant pour les suspects que les policiers.

Le suspect ayant attaqué Lonca est devenu la première personne au Canada à être inculpée en vertu de la loi de Quanto, qui est entrée en vigueur en juillet 2015. Cette nouvelle loi vise à mieux protéger les animaux d’assistance et les animaux qui aident les services policiers et les forces armées en s’assurant que les personnes qui les blessent sont tenues pleinement responsables de leurs actes. Cette loi a été nommée en l’honneur de Quanto, un chien policier du service de police d’Edmonton qui a été poignardé à mort en tentant d’appréhender un suspect dans un stationnement. Quanto a été intronisé au Temple de la renommée des animaux Purina en 2014.

Shadow

Le prix Mieux ensemble de Purina – Shadow est le chien-guide pour personnes épileptiques de Kayla Aolick. Kayla est atteinte d’épilepsie (en raison d’une tumeur cancéreuse au cerveau), et on lui a suggéré d’acquérir un chien-guide pour personnes épileptiques pouvant l’aider à gérer ses crises. Kayla a été jumelée à Shadow par la Fondation des Lions du Canada – Chiens-guides il y a trois ans et demi, et cette nouvelle relation a complètement changé sa vie. Shadow est véritablement devenu son meilleur ami et son fidèle compagnon. Kayla estime que Shadow est entré dans sa vie au moment où elle en avait le plus besoin, et depuis, elle a pu retrouver son autonomie. Shadow l’a aidée à surmonter des obstacles et à relever de nouveaux défis alors qu’elle s’en croyait incapable. Dans l’ensemble, Kayla est reconnaissante envers Shadow de toujours être son «ange gardien» – de la protéger, de la surveiller et de permettre à sa famille d’avoir l’esprit tranquille en sachant qu’elle est toujours entre bonnes mains (ou plutôt entre bonnes «pattes»).

Badger

Abandonné dans les bois lorsqu’il n’était encore qu’un chiot, Badger, un labrador croisé rottweiler, a été sauvé il y a 10 ans par son propriétaire actuel, Derik Hodgson. Derik, un retraité de 71 ans, est un photographe passionné, amateur de plein air et amoureux des animaux depuis toujours. Vivant seul dans une cabane isolée à Elgin, en Ontario, Derik a rapidement appris à compter sur Badger, d’abord comme compagnon de confiance et ensuite, comme meilleur ami fidèle. Il était loin de se douter qu’un jour, ce serait au tour de Badger de lui sauver la vie.

C’était un après-midi glacial de février et le mercure plongeait sous les -20 degrés Celsius. Derik a remarqué que quelques aigles volaient au-dessus du lac près de sa cabane et, ne voulant pas manquer l’occasion de les photographier, il a décidé de sortir avec Badger et son appareil photo. Dans sa hâte, Derik n’a pas mis son manteau d’hiver et n’a pas pris son téléphone mobile.

Alors qu’il marchait sur le lac gelé, avec Badger à ses côtés, Derik a glissé et est tombé lourdement sur la glace. Malgré plusieurs tentatives, Derik n’arrivait pas à se relever. En proie à la panique et en état de choc, Derik ressentait une douleur intense dans toute la jambe. Celle-ci était cassée à deux endroits et il avait un tendon rompu. Derik était mal en point : paralysé sur ce lac gelé, sans manteau et sans âme qui vive aux alentours. Il a bien essayé de crier, espérant que quelqu’un l’entendrait, mais en vain.

Sentant que quelque chose n’allait pas, Badger a commencé à tourner autour de son maître, en le poussant du museau et en aboyant. Cependant, au lieu de se lever et de les ramener à la maison, Derik restait sur le dos, frissonnant. Perdant et reprenant connaissance en raison de la douleur et du froid, Derik a aperçu le collier rouge de Badger. Se rappelant leurs vieux jours de traîneau à chien, Derik a agrippé fermement le collier de Badger et crié : « Mush, Badger, tire! ». C’était un scénario très différent, mais tout comme Derik savait qu’il le ferait, Badger a compris que son maître avait besoin d’aide et a commencé à le tirer lentement vers la berge du lac gelé.

Derik s’est agrippé encore plus fermement au collier de Badger et celui-ci a continué de le tirer jusqu’à sa cabane, soit sur près de 400 mètres, en haut d’une petite colline. Une fois arrivé à la porte, Derik a réussi à se traîner dans la cabane et à attraper son téléphone mobile pour appeler à l’aide. À leur arrivée, les ambulanciers ont noté que Derik était presque en hypothermie grave.

Aujourd’hui, Derik est toujours en convalescence à la maison après plus d’un an de rendez-vous avec son médecin et son kinésithérapeute. Il a été hospitalisé et confiné à un fauteuil roulant pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’il retrouve sa force et sa mobilité. Sans l’inébranlable détermination et le dévouement de Badger ce jour-là, Derik croit qu’il n’aurait pas réussi à se déplacer à temps et qu’il aurait succombé à ses blessures. Derik s’en est tiré de justesse et il est éternellement reconnaissant à son meilleur ami d’avoir été là pour lui quand il en a eu le plus besoin, et de lui avoir sauvé la vie.

Sako

Sako est un King Shepherd énergique de quatre ans qui, petit, s’est joint à une grande famille d’une communauté tissée serrée, soit celle de Kanaka Bar, en Colombie-Britannique. Sako a grandi entouré d’amis et de membres de sa famille et, par conséquent, a développé un très fort instinct de protection au fil des ans. C’est ce même instinct qui a poussé Sako à protéger la vie d’un être cher le 10 juin 2014, au moment où il en avait le plus besoin.

Par une journée ensoleillée de juin, Joseph Phillips-Garcia, 16 ans, a pris la route en compagnie de sa tante, de son cousin, d’un ami et de son fidèle Sako. Ils allaient retrouver d’autres membres de la famille près du lac Botanie pour aller pêcher et récolter des pommes de terre sauvages, une activité très populaire dans la communauté. Sur le chemin du retour ce soir-là, leur véhicule a soudainement quitté la route et dévalé une pente raide de plus de 100 mètres, s’immobilisant brutalement dans les bois.

Pendant la chute dévastatrice, Joseph et Sako ont été projetés hors du véhicule. Tragiquement, ils ont été les seuls survivants de l’accident. Joseph s’est retrouvé couché au bas de la pente, avec des fractures au fémur et à la clavicule, des blessures graves qui l’empêchaient de bouger. Il est demeuré dans la forêt – à moitié conscient, frigorifié, blessé et affamé – pendant deux jours, une proie facile pour les prédateurs sauvages.

Mais Joseph n’était pas seul. Miraculeusement, Sako a également survécu à l’accident et, fidèle à lui-même, il est resté aux côtés de Joseph, montant la garde et l’aidant de tous les moyens possibles pendant qu’ils étaient là. Pour le garder au chaud, Sako se couchait près de Joseph et l’aidait à rapprocher des branchages pour qu’il puisse faire un feu avec le briquet qu’il avait dans sa poche. Pour qu’il reste hydraté, Sako aidait Joseph à se glisser près d’un ruisseau à proximité afin qu’il puisse boire de l’eau. Pour assurer sa sécurité, Sako arpentait les buissons et les environs pour repousser les coyotes et autres prédateurs qui tournaient autour du site de l’accident, hurlant et menaçant Joseph.

Plus de 40 heures plus tard, le 12 juin 2014, Joseph a finalement été localisé. C’est son cousin, parti à sa recherche, qui le repéra. La GRC, ainsi que des équipes de secouristes, ont été immédiatement dépêchées sur les lieux. En raison de l’inclinaison de la pente, il a fallu environ trois heures aux secouristes pour rejoindre et extirper Joseph du site de l’accident et le transporter d’urgence à l’hôpital où il a subi plusieurs interventions chirurgicales et mois de convalescence pour se remettre de ses blessures.

Près d’un an s’est écoulé depuis ce terrible et tragique accident. Joseph se remet toujours à la fois physiquement et psychologiquement. Pour Joseph, il ne fait aucun doute que Sako a joué un rôle crucial dans sa capacité à survivre à cette expérience douloureuse, effrayante et potentiellement mortelle. Non seulement les comportements protecteurs et héroïques de Sako ont contribué à assurer la sécurité de Joseph, c’est également le dévouement et la compagnie inébranlable de Sako qui lui ont donné l’espoir et le courage de tenir bon jusqu’à ce qu’on le retrouve.

Nettle

Nettle, un labrador blond de deux ans à l’odorat hors du commun, s’est jointe à la famille Bordman en 2013. Elle a fourni à Terry et à Beata Bordman une paire de mains ou plutôt, de pattes, supplémentaires bien nécessaire pour les aider à prendre soin de leurs deux jumelles, alors âgées de 12 ans. Brooke et Jade sont toutes deux atteintes de deux maladies mortelles : le diabète de type 1 et la maladie cœliaque.

En tant que l’un des premiers chiens d’assistance pour personnes diabétiques des Chiens-guides de la Fondation des Lions du Canada, Nettle était déjà été considérée comme étant un animal d’assistance spécial. Or, son rôle dans les soins aux jumelles Bordman la rendrait encore plus extraordinaire, puisqu’elle serait responsable de la vie de non pas une, mais de deux jeunes filles.

Depuis le diagnostic de diabète de type 1 et de maladie cœliaque de Brooke et de Jade à l’âge de trois ans, Terry et Beata ont travaillé sans relâche pour surveiller la glycémie de leurs filles toute la journée, s’assurant qu’elle ne descende pas trop bas et ne monte pas trop haut. Il s’agit d’une tâche particulièrement difficile avec des enfants, car ils n’ont pas toujours le réflexe d’alerter quelqu’un si leur glycémie change rapidement, ce qui les rend à risque de sombrer dans un coma diabétique potentiellement mortel. De plus, l’allergie grave des jumelles au gluten rend les choses encore plus compliquées, car la famille doit être très prudente quant au type d’aliments et de sucres que les filles peuvent manger lors d’épisodes d’hypoglycémie.

S’il s’agit d’une situation assez difficile à gérer pendant la journée, c’est encore plus exigeant la nuit, quand Brooke et Jade dorment. Avant l’arrivée de Nettle, Terry et Beata se relayaient pour contrôler la glycémie de leurs filles à plusieurs reprises tout au long de la nuit. Non seulement c’était fatigant pour les filles, c’était aussi épuisant et extrêmement stressant pour Terry et Beata, qui étaient constamment inquiets de la sécurité de leurs filles, ainsi que de la fréquence et de la précision de leurs contrôles nocturnes.

Mais tout cela était sur le point de changer lorsque la famille a fait la connaissance de Nettle.

En 2013, la famille Bordman a été référée aux Chiens-guides de la Fondation des Lions du Canada pour son tout nouveau programme de chiens d’assistance pour personnes diabétiques. Ils firent bientôt la rencontre de Nettle, un chiot enjoué doté d’une intuition puissante et d’un odorat exceptionnel, qui était prête et disposée à faire la différence dans la qualité de vie de la famille Bordman.

Dès son arrivée, Nettle s’est immédiatement mise au travail. Et à peine quelques nuits plus tard, elle alertait Terry et Beata que Jade souffrait d’une hypoglycémie grave. Cette situation alarmante serait malheureusement passée inaperçue, car elle était survenue entre les contrôles nocturnes réguliers des parents de Jade. Il est trop difficile pour la famille de même envisager ce qui aurait pu se passer.

Ce n’était que la première de nombreuses alertes qui sauveraient des vies. Depuis, Nettle est venue à la rescousse des jumelles à plusieurs reprises. En veillant constamment sur leurs filles, Nettle procure une tranquillité d’esprit d’une valeur inestimable à Terry et Beata, à savoir que leurs filles sont en sécurité. Que ce soit en alertant Terry et Beata ou même en allant chercher les trousses des filles en cas d’hypoglycémie, on peut toujours compter sur Nettle pour être là pour Brooke et Jade.

L’histoire unique de Nettle est une source d’inspiration qui ouvre la voie aux nouveaux chiens d’assistance pour personnes diabétiques au Canada. Nettle est une véritable pionnière dans cette catégorie d’animaux d’assistance. Pour la famille Bordman, Nettle sera pour toujours l’ange gardien de la famille, celle qui a sauvé, et qui continue de sauver, la vie de Brooke et de Jade.

Bella

Le 10 juillet 2014, Rob Sheardown a adopté un berger d’Anatolie à la SPCA de la région de Windsor/Essex. Elle s’appelait Bella et Rob a vite constaté que c’était un chien très obéissant et bien entraîné. À l’époque, Rob pensait qu’il allait tout simplement rentrer à la maison avec un nouveau compagnon pour lui-même. Il était loin de se douter que sauver Bella permettrait un jour de sauver la vie d’une autre personne.

Un dimanche après-midi tranquille à la fin novembre 2014, Rob est rentré à son appartement de Windsor avec Bella après leur promenade quotidienne dans le parc. Comme toujours, Rob est entré dans son immeuble et a traversé le hall d’entrée avec Bella à ses côtés, en direction de l’ascenseur du rez-de-chaussée. Fidèle à son caractère de chien obéissant, Bella marchait au pas, n’osant pas dévier de cette routine ni contester les ordres de Rob. Du moins, jusqu’à ce qu’ils arrivent devant l’ascenseur.

Pour une raison que Rob ignorait encore, Bella refusa net de monter dans l’ascenseur. Plutôt, elle se mit à tirer sur sa laisse pour le ramener vers le hall d’entrée. Ne comprenant pas son comportement bizarre, Rob a essayé de tirer Bella dans la bonne direction, lui ordonnant à plusieurs reprises de le suivre, mais le chien refusait d’obéir. Enfin, Bella tira tellement fort sur sa laisse qu’elle a pu éloigner Rob de l’ascenseur et le conduire plus loin dans le hall d’entrée, derrière l’un des canapés.

Médusé, Rob suivit Bella et, à sa grande surprise, aperçu un homme âgé visiblement mal en point qui gisait derrière le canapé. Il était pâle, transpirait abondamment et semblait désemparé. Rob a immédiatement aidé l’homme à s’étendre sur le canapé et lui a demandé ce qui n’allait pas. L’homme s’est plaint de douleurs à la poitrine et il est vite devenu évident qu’il était en proie à une crise cardiaque. Rob a appelé une ambulance et, en attendant l’arrivée des secours, Bella s’est assise à côté de l’homme et a mis sa patte sur son bras. Bella n’a pas bougé jusqu’à ce que les ambulanciers arrivent et emmènent l’homme à l’hôpital le plus proche.

Grâce à l’intuition, à la persévérance et à la détermination de Bella, le vieil homme a reçu les soins médicaux dont il avait besoin, juste à temps. Dans une situation où chaque seconde compte, les ambulanciers ont dit que si l’homme était resté seul dans le hall encore beaucoup plus longtemps, il n’aurait pas survécu. Malentendant d’une oreille, et sachant que le hall d’entrée est généralement vide le dimanche, Rob est convaincu que personne, pas même lui, n’aurait découvert l’homme à temps sans l’intuition et la vigilance de Bella.

À ce jour, Rob demeure épaté par Bella et sa façon de venir en aide à un parfait inconnu. Lorsque Rob regarde Bella aujourd’hui, il ne voit plus un chien dont on a sauvé la vie, mais plutôt, un chien qui sauve des vies.