Coco

Le prix Mieux ensemble de Purina – l’histoire de Kim et de Coco: Même si je n’ai jamais voulu de chien, mon mari et mes filles m’ont convaincue d’adopter Coco, un chien de deux ans. Le propriétaire devait s’en départir parce qu’il retournait aux études et que sa mère travaillait de longues heures en tant qu’infirmière et ne pouvait donc pas lui accorder de temps. J’étais un peu amère dès son entrée dans ma nouvelle maison. Il a même décidé de me laisser un cadeau sur le plancher de la cuisine. J’avais seulement accepté de le prendre pour une fin de semaine, question que nous puissions faire un essai. Après ce petit accident, j’avais très hâte de le renvoyer chez lui. La nuit arrivée, je l’ai vu sauter sur les lits de mes filles et les sentir pour s’assurer qu’elles allaient bien. Mon coeur a fondu et je suis tombée amoureuse de lui instantanément. J’avais dès lors un troisième enfant. Deux ans plus tard, ma mère a appris qu’elle était atteinte d’un cancer du poumon de stade 4. Le moins qu’on puisse dire, c’est que toute ma famille était dévastée. Au cours des huit mois suivants, son état s’est rapidement détérioré; respirer était devenu un combat. La photo que j’ai envoyée a été prise quelques jours avant son décès. Normalement, Coco est toujours dans la cuisine, où il attend qu’on lui donne sa nourriture. Mais cette journée-là, et toutes celles qui ont suivi, il est allé directement dans le salon, où le lit d’hôpital de ma mère était. Il se couchait à côté d’elle et ne la quittait plus jusqu’à ce que nous repartions à la maison. Ayant vécu 50 ans avec ma mère, mon père se sentait très seul après son décès. Sans elle, il était désemparé. Je lui rendais souvent visite avec Coco qui, chaque fois, sautait sur ses genoux pour le réconforter et le faire sourire. Nous remercions Dieu qu’il fasse partie de notre famille. Je ne sais pas ce que nous ferons sans lui quand son temps viendra. J’éprouve tant d’amour pour lui et je ne peux pas croire que j’ai déjà vécu ma vie sans vouloir de chien. Chaque jour, il est notre héros.

Skylar

Skylar, un golden retriever de trois ans de Port Hope, en Ontario, possède toutes les caractéristiques bien connues de sa race: c’est un compagnon gentil, énergique et attentionné pour sa propriétaire Grace Goheen, âgée de 74 ans.

En 2015, par un après-midi froid de décembre, Grace et Skylar sont partis en promenade dans une vallée boisée isolée située à deux kilomètres et demi de leur maison. Comme n’importe quel chien, Skylar adore explorer la nature; ce jour-là, Grace avait donc augmenté la longueur de sa laisse à six mètres. Après un certain temps, une odeur a piqué la curiosité de Skylar et il est parti devant en courant. Grace a alors glissé et est tombée sur le sol dur, se fracturant la hanche.

Accablée de douleur, Grace n’arrivait pas à se relever malgré ses nombreux efforts. Comme elle n’avait pas de téléphone cellulaire pour appeler à l’aide, elle a tenté de retourner chez elle en tirant son corps à reculons à l’aide de ses bras et de sa jambe valide. Toujours à une grande distance de la maison, elle a cependant réalisé l’énormité de la situation et a compris qu’elle n’y arriverait pas toute seule. Après une heure, complètement épuisée, Grace a renoncé et a commencé à pleurer de douleur et de désespoir, craignant ce qui pourrait arriver si on ne les trouvait pas bientôt. Il commençait à faire noir, et ayant déjà entendu des grognements d’ours et des hurlements de coyotes, elle était terrifiée par les animaux sauvages dangereux qui erraient dans les parages la nuit.

Peu de temps après, Grace a décidé de détacher Skylar, mais étant donné le lien incroyablement fort qui les unit, il refusait de s’en éloigner. Elle a donc commencé à crier à l’aide, dans l’espoir que quelqu’un l’entende, même si elle savait très bien que personne ne venait habituellement dans ce secteur à cette période de l’année. Comme si ce n’était pas assez d’être trempée jusqu’aux os à cause de la neige qui avait fondu, une pluie froide s’est mise à tomber. Ayant très peu espoir d’être secourue, Grace gisait sur le sol, frissonnant de tout son corps et submergée par l’émotion.

Enfin, deux phares sont apparus au loin et Grace, à son grand soulagement, a reconnu le véhicule de son voisin, Mike. Grace a demandé avec empressement à Skylar d’aller trouver Mike, mais à son étonnement, il a couru dans la direction opposée aux phares. Il est vite devenu clair que Skylar faisait en fait preuve de prévoyance et voulait trouver quelque chose qui aiderait Mike à comprendre la situation. Skylar est retourné en courant à l’endroit où Grace avait perdu ses mitaines quelques heures auparavant, en a pris une dans sa gueule et est revenu en courant vers les phares.

Arrêtant son camion, Mike a jeté un regard aux alentours et a aperçu Skylar qui courait vers lui. Inquiet de voir le chien seul, il a remarqué que Skylar tenait une mitaine dans sa gueule. Mike a alors compris qu’il essayait de lui dire quelque chose. Il est sorti de son camion et a suivi Skylar dans les buissons, où il a finalement découvert Grace gisant blessée sur le sol et tremblant de froid. Ébahi par la façon dont Skylar l’avait guidé, Mike a immédiatement couvert Grace de son manteau et a appelé les secours. On a conduit Grace à l’hôpital, où elle a été soignée pour de l’hypothermie et a subi une intervention chirurgicale à la hanche.

Plus d’un an plus tard, Grace est maintenant complètement rétablie de l’accident, mais elle n’oubliera jamais à quel point elle a frôlé la mort. Un policier de la région a tenu à souligner l’héroïsme de Skylar en posant sa candidature au Temple de la renommée des animaux Purina. Après tout, c’est l’intelligence, la présence d’esprit et la débrouillardise de Skylar qui ont permis à Grace de survivre à cette soirée dans une étendue sauvage enneigée qui aurait pu s’avérer fatale.

Becky Jo

Becky Jo, un croisement entre un berger australien et un border colley de cinq ans venant d’Edmonton, en Alberta, est la compagne attentive et loyale de Tracy Matkea. Tous les ans, Tracy et son mari Butch passent l’hiver à leur ranch de Morristown, en Arizona, où ils élèvent et entraînent des chevaux pour la course aux tonneaux. Tracy, qui a longtemps évolué sur le circuit des rodéos, emmène souvent Becky Jo à ses séances d’entraînement dans le désert. Un matin, Becky Jo a prouvé qu’elle était bien plus qu’une fidèle camarade.

Le 10 janvier 2016 a commencé comme n’importe quelle autre journée. Tracy est sortie pour une promenade d’essai avec un jeune cheval et s’est aventurée dans le lit d’une rivière asséchée à 500 verges de la maison, Becky Jo la suivant de près.

Le cheval, s’emportant soudainement, a projeté Tracy au sol, où elle a instantanément perdu conscience. Et comme si la situation n’était pas déjà assez périlleuse, le pied de Tracy était coincé dans la selle et le cheval a traîné son corps inconscient sur le sol désertique rugueux et rocailleux sur presque un kilomètre. Le pied de Tracy s’est finalement libéré et le cheval est retourné au ranch sans elle.

Butch, très surpris de voir arriver le cheval seul, a réalisé que quelque chose de très grave s’était produit seulement en voyant Becky Jo revenir elle aussi toute seule. À son arrivée, la chienne a commencé à encercler le stationnement et à aboyer à répétition pour le prévenir que quelque chose n’allait pas du tout. Butch, paniqué, a sauté sur un VTT et a suivi Becky Jo sur près de cinq kilomètres pour trouver Tracy gisant immobile sur le sol et saignant abondamment.

Butch a immédiatement conduit Tracy à l’hôpital le plus près. Étant donné l’étendue de ses blessures, on a décidé de la transporter par avion à Phoenix. Elle a reçu des premiers soins pour ses blessures graves, dont des lacérations importantes au visage et à la tête, un os orbital fracturé et une commotion cérébrale majeure.

Plus de 100 points de suture et agrafes plus tard, Tracy s’est entièrement rétablie et doit vraiment la vie à Becky Jo. Sans la présence d’esprit et la rapidité d’action de la chienne, Tracy aurait très bien pu perdre la vie ce jour-là. Selon les médecins, si les saignements avaient duré 10 minutes de plus, elle n’aurait pas survécu. Tracy a toujours su au fond d’elle-même que Becky Jo était une chienne intelligente; elle sait maintenant que c’est cette intelligence qui lui a en fin de compte sauvé la vie.

Leo

Leo, un Biewer Yorkshire terrier d’Ottawa, en Ontario, avait seulement quatre mois quand sa nouvelle propriétaire Brittany Cosgrove, 26 ans, l’a adopté d’un éleveur de la région. Et c’est quelques jours seulement après son adoption qu’il a démontré à sa propriétaire toute la détermination et tout le dévouement dont peut faire preuve même un petit chiot.

En décembre 2016, seulement dix jours après le début de leur nouvelle relation, Brittany a emmené Leo à son appartement de Vancouver après avoir visité sa famille à Ottawa pour les fêtes. C’était la veille du jour de l’An et après avoir mis Leo au lit, Brittany s’est endormie profondément. Souffrant d’insomnie, elle avait souvent de la difficulté à dormir, mais quand elle y arrivait, c’était plutôt difficile de la réveiller. À deux heures du matin, réveillée par les aboiements agressifs de Leo, Brittany a su qu’il essayait sans doute d’attirer son attention depuis un bon moment. Brittany s’est levée pour chercher à comprendre pourquoi Leo agissait de la sorte. Ce comportement était très inhabituel chez lui qui, jusque-là, avait été un chiot très calme et réservé.

Brittany a d’abord cru que Leo la prévenait de la présence d’un intrus. C’est seulement quand elle a tenté de se rendre à la salle de bain, située juste à côté de la chambre dans laquelle elle dormait quelques minutes auparavant, qu’elle a aperçu les flammes qui léchaient les murs et le plafond.
Constatant avec effroi que l’incendie n’avait déclenché aucune alarme, Brittany s’est emparée vivement de son téléphone pour appeler les pompiers. L’incendie a commencé à prendre encore plus d’ampleur, devenant incontrôlable.

Brittany a alors attrapé Leo et a fui son appartement. Peu après, les flammes se sont propagées à tout l’immeuble, forçant 30 autres résidents à sortir de leur appartement et causant des dommages majeurs. Comme aucun détecteur de fumée ne s’est déclenché cette nuit-là, les autres résidents n’auraient pas su qu’il fallait évacuer l’immeuble si Brittany n’avait pas téléphoné à temps au service d’incendie. Heureusement, tout le monde a réussi à s’en sortir indemne, et ce sont les aboiements continus de Leo et sa persévérance à réveiller Brittany qui ont entraîné cette suite d’événements cruciaux. La formidable intuition qui a permis au chiot de reconnaître la nature dangereuse des flammes – malgré le fait que ces images, sons et odeurs étaient nouveaux pour lui – a fait en sorte que tout le monde a pu se mettre en sûreté.

Quelques semaines après l’incident et après avoir perdu presque tout ce qu’elle possédait à cause de l’incendie, Brittany a quitté Vancouver et est retournée vivre chez sa mère à Ottawa. Même si elle doit tout recommencer, elle est reconnaissante d’avoir Leo, son chiot héroïque, à ses côtés quand elle envisage l’avenir.

Zola

Zola, un labradoodle brun chocolat jovial et adorable, est devenue membre de la famille Church il y a près de huit ans, malgré les réticences initiales de Matthew Church lui-même, qui ne se considérait pas vraiment comme un amateur de chiens. Toutefois, après des pressions considérables de la part d’une de leurs filles, Olivia (qui a même produit une recherche bien documentée), Matthew et son épouse Patricia ont fini par accepter d’accueillir un nouveau membre dans leur famille. À l’époque, Matthew n’aurait jamais pu imaginer à quel point Zola lui serait redevable et rendrait la famille éternellement reconnaissante de l’avoir intégrée au clan.

Quelques semaines avant le jour de Noël 2014, en revenant d’une longue randonnée de vélo à 23 h 40, Matthew s’est plaint à Patricia d’avoir des douleurs à l’épaule et au coude. Celle-ci lui a donné deux aspirines avant que Matthew monte au troisième étage de leur domicile du centre-ville de Toronto pour regarder la télévision. Soudainement, sans aucun avertissement, son coeur a cessé de battre et toutes ses fonctions vitales l’ont lâché. Matthew s’est écroulé sur le plancher, en état de mort clinique. Deux étages plus bas, Patricia était en train de lire devant le foyer du salon, avec Zola étendue paisiblement à ses pieds, et ignorait tout du drame qui se déroulait. Elle avait bien entendu un bruit sourd et étrange, mais mettant de côté sa tendance habituelle à se préoccuper de tout et de rien, elle ne s’en était pas inquiétée et avait repris sa lecture. À l’inverse, Zola, une chienne au tempérament habituellement calme, s’est dressée sur ses pattes et a commencé à grogner et à japper en direction de Patricia, cherchant à attirer son attention de manière agressive. Patricia ne savait pas comment interpréter ce comportement, si inhabituel chez elle. Zola l’a pratiquement traînée au pied des escaliers et a continué à japper et à grogner. Patricia s’est donc résignée à suivre Zola dans les escaliers.

Lorsque les deux sont arrivées au troisième étage, Matthew gisait face contre terre. Il était immobile, avait le teint bleu et ne donnait aucun signe de vie. Patricia, une psychiatre qui travaille en milieu hospitalier et qui reçoit chaque année une formation en soins immédiats, a immédiatement commencé à faire la réanimation cardiorespiratoire. Leur fille Alice a appelé au 911, et moins de 10 minutes plus tard, les ambulanciers étaient sur les lieux. À la troisième tentative, le défibrillateur a réussi à réactiver le coeur de Matthew, et celui-ci a été amené sur-le-champ à l’hôpital pour y subir une intervention d’urgence. Contre toute attente, Mathew s’est rétabli complètement, et il croit fermement que s’il est encore de ce monde aujourd’hui, c’est grâce à l’intuition et à la persévérance de Zola. Qu’est-ce que la chienne a bien pu ressentir ce soir-là deux étages plus bas? Nous ne le saurons sans doute jamais, mais chose certaine, Matthew est reconnaissant envers Zola pour son comportement ayant permis de lancer toute une série d’interventions qui ont non seulement permis de lui sauver la vie, mais carrément de le ramener à la vie. Zola porte maintenant en guise d’insigne d’honneur une médaille en laiton sur laquelle il est inscrit qu’elle a sauvé une vie humaine.

Rex

Rex, un croisement entre un malamute d’Alaska et un berger allemand, est un chien fidèle et protecteur qui s’est joint à la famille Hawman lorsqu’il n’était qu’un chiot âgé de huit mois. Mitch et sa conjointe Santana l’ont adopté d’un refuge local. Huit ans plus tard, ce chiot dévoué et attentionné allait leur retourner l’ascenseur en sauvant un membre de la famille.

En décembre 2015, les Hawman se préparaient à célébrer la période des fêtes. Noreen Lucas, qui vit à Edmonton, en Alberta, a fait le trajet jusqu’à Aberdeen, en Saskatchewan, pour passer les fêtes en compagnie de son fils Mitch Hawman, de sa belle-fille Santana et des trois enfants du couple. Durant son séjour, Noreen a contracté une pneumonie, et la veille de Noël, elle a décidé de rester à la maison pour se reposer au lieu de se joindre à Mitch, à sa conjointe et aux enfants, qui se rendaient à Saskatoon en voiture prendre part au repas de Noël avec d’autres membres de la famille. Pour mieux se sentir et bien récupérer en vue du jour de Noël, Noreen a pris un somnifère, puis s’est endormie sur le divan. Ce somnifère était assez puissant, et elle se trouvait dans un sommeil profond lorsqu’elle s’est brièvement réveillée en entendant Rex japper. Elle a trouvé cela très étrange, car Rex n’a pas l’habitude de japper, mais comme elle était vraiment somnolente, elle n’en a pas fait de cas et s’est rendormie. Noreen dormait si profondément qu’elle ne s’est pas réveillée lorsque les alarmes des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone ont retenti. Bien déterminé à la réveiller, Rex a continué à japper. Il a commencé à la pousser et à tirer sur la jambe de son pantalon, et il a même tenté de la faire tomber du divan. Dans une tentative désespérée pour la sauver, il a réussi à trouver assez de force pour s’agripper à sa jambe, la faire chuter du divan et la traîner sur toute la largeur de la pièce pour l’amener jusqu’à la porte d’entrée avant qu’elle finisse par se réveiller. Noreen a alors ouvert les yeux, et à sa grande surprise, elle a aperçu des flammes vives et intenses ainsi que de la fumée qui se répandaient rapidement dans le couloir devant elle. La maison était en train de brûler. Noreen s’est levée le plus rapidement possible, elle a récupéré ce qu’elle a pu, et avec l’aide de Rex, elle est parvenue à s’échapper de la maison en flammes.

Mitch et sa famille étaient en train de revenir à Aberdeen lorsqu’une Noreen affolée les a appelés pour les informer de l’incendie et leur dire qu’elle était saine et sauve grâce à Rex. La famille a composé le 911, mais au moment où les pompiers sont arrivés sur les lieux, ils ne pouvaient plus rien faire pour éteindre le brasier, qui s’était déjà propagé à toute la maison. Noreen estime aujourd’hui qu’elle doit la vie à Rex. S’il n’était pas intervenu, cette grand-mère ne se serait pas réveillée à temps en cette veille de Noël fatidique.

 

Raya

Dès l’instant où Brent Cote a rencontré Raya, un croisement entre un labrador retriever et un elkhound norvégien, il a su que cette chienne lui était destinée. Brent était à la recherche d’un chien de chasse lorsque son épouse Amanda a vu une annonce concernant l’adoption d’un chiot d’un an. Raya a immédiatement charmé tous les membres de la famille, en particulier Brent. Elle n’était pas la mieux dressée et entraînée à cet âge, mais elle compensait largement par sa fidélité et son dévouement. Ce que Brent ignorait à ce moment-là, c’est que Raya allait devenir bien plus que sa fidèle amie.

En septembre 2015, Brent voulait aller chasser le cerf avec Raya, alors âgée de quatre ans, et il a décidé d’appeler sa mère Trudy pour qu’elle se joigne à lui. Amanda accompagnait souvent Brent à la chasse, mais cette fois-ci, elle devait rester à la maison pour aider leurs deux jeunes fils à préparer la rentrée scolaire. Trudy était bien contente de faire cette activité avec son fils, elle qui aime prendre l’air et marcher. Au fil des ans, Brent a dressé Raya, qui est rapidement devenue une excellente compagne pour ses aventures de plein air. Elle porte le sac contenant tout ce dont Brent a besoin, suit son maître de près et ne s’égare jamais. Ce jour-là, ils ont marché plusieurs heures, mais lorsque la nuit a commencé à tomber, ils ont décidé de rentrer à la maison et de faire demi-tour le long du chemin forestier pour regagner la camionnette. Soudainement, à une distance d’environ six mètres, une maman ours a surgi de la forêt et a commencé à foncer sur eux en soufflant et en claquant des dents pour protéger coûte que coûte son petit. Raya s’est immédiatement placée devant Brent (ce qu’elle est entraînée à ne pas faire lorsqu’elle marche avec son sac), et elle a commencé à japper en direction de l’ourse et à la mordre. Brent ne l’avait jamais vue agir ainsi auparavant. L’ourse a été freinée dans son élan et elle a rebroussé chemin. Brent et Trudy ont reculé et Raya est restée devant eux, mais le groupe était encore trop près. Se sentant toujours menacée, l’ourse est revenue à la charge et a foncé vers eux une deuxième fois, puis une troisième fois, faisant craindre à Brent et à Trudy que ce cauchemar se termine mal, mais Raya a continué à contenir ses attaques. L’ourse accompagnée de son petit a finalement reculé assez loin pour permettre à Brent, à Trudy et à Raya de regagner la camionnette.

Lonca

Les gens disent que le chien est le meilleur ami de l’homme, mais pour le policier Steve Balice, Lonca, son partenaire au sein de l’escouade canine, est beaucoup plus que cela. Ce berger allemand de deux ans est un membre assez nouveau de l’escouade canine du service de police de Toronto. Malgré son jeune âge, Lonca s’est distingué par son courage et sa grande détermination, des qualités qui lui ont permis de protéger une collectivité, des agents de police et son partenaire sans hésiter et sans égard à sa propre sécurité une nuit fatidique.

Le 23 novembre 2015 en fin de soirée, le service de police de Toronto a exécuté un mandat de perquisition dans une résidence dans le but de trouver des preuves et d’identifier des suspects en lien avec des activités criminelles. Pendant que le groupe tactique d’intervention se préparait à entrer à l’avant de la résidence, Lonca et Steve étaient postés à l’arrière pour éviter que d’éventuels suspects prennent la fuite.

Au moment où le groupe d’intervention défonçait la porte d’entrée, Steve a vu un homme qui semblait porter une arme sortir en courant et se diriger vers les policiers situés à l’avant. Craignant pour la sécurité de ses collègues, Steve a demandé au suspect de s’arrêter, sans quoi il allait relâcher son chien policier. Malgré ses nombreux avertissements, l’homme a continué de courir. Steve, concluant que les policiers et le suspect allaient courir un grave danger s’il devait y avoir une confrontation, a donc relâché Lonca. Le berger allemand a pourchassé l’homme, s’est agrippé à sa jambe et l’a cloué au sol. Le suspect refusait toutefois de lâcher prise. Il s’est relevé et il a commencé à riposter en attaquant violemment Lonca. Lorsque Steve a rattrapé le chien et le suspect, il s’est retrouvé devant une scène qu’aucun membre de l’équipe canine ne voudrait jamais voir: l’homme était en train de frapper Lonca avec une grosse machette.

Lonca a été atteint plusieurs fois à la tête, au cou et au corps, mais malgré ses blessures, il est demeuré concentré sur la tâche qu’il devait accomplir. Dans l’affrontement qui s’en est ensuivi, Lonca s’est placé entre le suspect et les policiers, empêchant ainsi quiconque d’être blessé. Entre-temps, Steve a continué d’interpeller l’homme en lui ordonnant d’abandonner et de laisser tomber sa machette. Les efforts conjoints de Lonca et de Steve ont fini par convaincre le suspect de se rendre. Il a laissé tomber sa machette avant d’être arrêté.

En faisant preuve d’une détermination inhabituelle pour son jeune âge, Lonca a refusé de s’arrêter avant que tout le travail soit terminé. Alors que du sang s’écoulait encore de sa bouche, il a mené Steve à l’arrière de la résidence, où il y avait beaucoup de brouhaha. Ils y ont trouvé un deuxième suspect, une femme qui avait fui la résidence et qui luttait avec les agents du groupe tactique d’intervention. Lonca a commencé à japper en sa direction, ce qui l’a dissuadée de s’enfuir et l’a éventuellement convaincue de se rendre. La situation étant désormais maîtrisée, Steve s’est précipité à l’hôpital vétérinaire d’urgence avec Lonca pour faire soigner ses blessures. Le chien a reçu cinq points de suture au visage ainsi que deux agrafes sur sa patte gauche avant. Le courage et la détermination de Lonca, même lorsque sa vie était en danger, ont contribué au bon dénouement de la situation tant pour les suspects que les policiers.

Le suspect ayant attaqué Lonca est devenu la première personne au Canada à être inculpée en vertu de la loi de Quanto, qui est entrée en vigueur en juillet 2015. Cette nouvelle loi vise à mieux protéger les animaux d’assistance et les animaux qui aident les services policiers et les forces armées en s’assurant que les personnes qui les blessent sont tenues pleinement responsables de leurs actes. Cette loi a été nommée en l’honneur de Quanto, un chien policier du service de police d’Edmonton qui a été poignardé à mort en tentant d’appréhender un suspect dans un stationnement. Quanto a été intronisé au Temple de la renommée des animaux Purina en 2014.

Shadow

Le prix Mieux ensemble de Purina – Shadow est le chien-guide pour personnes épileptiques de Kayla Aolick. Kayla est atteinte d’épilepsie (en raison d’une tumeur cancéreuse au cerveau), et on lui a suggéré d’acquérir un chien-guide pour personnes épileptiques pouvant l’aider à gérer ses crises. Kayla a été jumelée à Shadow par la Fondation des Lions du Canada – Chiens-guides il y a trois ans et demi, et cette nouvelle relation a complètement changé sa vie. Shadow est véritablement devenu son meilleur ami et son fidèle compagnon. Kayla estime que Shadow est entré dans sa vie au moment où elle en avait le plus besoin, et depuis, elle a pu retrouver son autonomie. Shadow l’a aidée à surmonter des obstacles et à relever de nouveaux défis alors qu’elle s’en croyait incapable. Dans l’ensemble, Kayla est reconnaissante envers Shadow de toujours être son «ange gardien» – de la protéger, de la surveiller et de permettre à sa famille d’avoir l’esprit tranquille en sachant qu’elle est toujours entre bonnes mains (ou plutôt entre bonnes «pattes»).

Badger

Abandonné dans les bois lorsqu’il n’était encore qu’un chiot, Badger, un labrador croisé rottweiler, a été sauvé il y a 10 ans par son propriétaire actuel, Derik Hodgson. Derik, un retraité de 71 ans, est un photographe passionné, amateur de plein air et amoureux des animaux depuis toujours. Vivant seul dans une cabane isolée à Elgin, en Ontario, Derik a rapidement appris à compter sur Badger, d’abord comme compagnon de confiance et ensuite, comme meilleur ami fidèle. Il était loin de se douter qu’un jour, ce serait au tour de Badger de lui sauver la vie.

C’était un après-midi glacial de février et le mercure plongeait sous les -20 degrés Celsius. Derik a remarqué que quelques aigles volaient au-dessus du lac près de sa cabane et, ne voulant pas manquer l’occasion de les photographier, il a décidé de sortir avec Badger et son appareil photo. Dans sa hâte, Derik n’a pas mis son manteau d’hiver et n’a pas pris son téléphone mobile.

Alors qu’il marchait sur le lac gelé, avec Badger à ses côtés, Derik a glissé et est tombé lourdement sur la glace. Malgré plusieurs tentatives, Derik n’arrivait pas à se relever. En proie à la panique et en état de choc, Derik ressentait une douleur intense dans toute la jambe. Celle-ci était cassée à deux endroits et il avait un tendon rompu. Derik était mal en point : paralysé sur ce lac gelé, sans manteau et sans âme qui vive aux alentours. Il a bien essayé de crier, espérant que quelqu’un l’entendrait, mais en vain.

Sentant que quelque chose n’allait pas, Badger a commencé à tourner autour de son maître, en le poussant du museau et en aboyant. Cependant, au lieu de se lever et de les ramener à la maison, Derik restait sur le dos, frissonnant. Perdant et reprenant connaissance en raison de la douleur et du froid, Derik a aperçu le collier rouge de Badger. Se rappelant leurs vieux jours de traîneau à chien, Derik a agrippé fermement le collier de Badger et crié : « Mush, Badger, tire! ». C’était un scénario très différent, mais tout comme Derik savait qu’il le ferait, Badger a compris que son maître avait besoin d’aide et a commencé à le tirer lentement vers la berge du lac gelé.

Derik s’est agrippé encore plus fermement au collier de Badger et celui-ci a continué de le tirer jusqu’à sa cabane, soit sur près de 400 mètres, en haut d’une petite colline. Une fois arrivé à la porte, Derik a réussi à se traîner dans la cabane et à attraper son téléphone mobile pour appeler à l’aide. À leur arrivée, les ambulanciers ont noté que Derik était presque en hypothermie grave.

Aujourd’hui, Derik est toujours en convalescence à la maison après plus d’un an de rendez-vous avec son médecin et son kinésithérapeute. Il a été hospitalisé et confiné à un fauteuil roulant pendant plusieurs semaines jusqu’à ce qu’il retrouve sa force et sa mobilité. Sans l’inébranlable détermination et le dévouement de Badger ce jour-là, Derik croit qu’il n’aurait pas réussi à se déplacer à temps et qu’il aurait succombé à ses blessures. Derik s’en est tiré de justesse et il est éternellement reconnaissant à son meilleur ami d’avoir été là pour lui quand il en a eu le plus besoin, et de lui avoir sauvé la vie.